de voyager dans les rues du village au siècle dernier.
.pour m'écrire .Le livre d'or.
La tragédie du puit: On mande de Béziers que des Ouvriers creusant un puit à Autignac, village à trois lieues de cette ville , parvenus le 3 du mois dernier à environ six toises de profondeur, voyant l’eau suinter insensiblement , redoublant d'activité à cet aspect et se hâtant de pouffer plus loin leurs travaux, entendirent tout-à-coup un grand bruit souterrain qui les épouvanta; en se rassurant, ils se rapprochèrent du puits, au fond duquel était reste un de leur camarade, qu'ils appelèrent et qui ne répondit point. Un de ses frères, effrayé pour lui, descendit dans un baquet pour le secourir, et ne donna aucun signe de vie dés qu'il eût touché le fond; un troisième le suivit, et éprouva le même fort ; un quatrième osa s'exposer à descendre , mais on prit la précaution de l'attacher, et dé le suivre de l'œil pendant qu’on le descendoit doucement on l'aperçut bientôt pencher la tête, s'agiter par secousses violentes; on le remonta aussitôt, et il resta deux heures sans mouvement. On tenta alors des expériences qu'on auroit dû faire d'abord ; on mit un coq dans le baquet, on le descendit jusqu'au fond, et on le trouva, en le remontant, presque expirant, avec la crête brûlée; on fit le même essai sur un chat, qui étoit presque mort lorsqu'on le retira. Personne n'osant s'exposer à descendre , on retira avec des crocs les trois personnes qui étaient restées dans le puits; elles étaient mortes; leur peau paraissait toute calcinée. La lettre ajoute que le bruit souterrain continue, et que des Physiciens- chimistes s'occupent à reconnaître la cause de ce bruit & l'espéce. de ces vapeurs gazeuses, dont les effets ont été si funestes. On assure qu'on a tiré de ce puits des matières vitrifiées, qu'on dirait avoir été mises en fusion. Source( la gazette de France de 1786 )
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